Burkina- Algérie : Vers une nouvelle dynamique de coopération minière et énergétique

La coopération entre Ouagadougou et Alger franchit un palier décisif. Le ministre burkinabè de l’Energie, des mines et des carrières, Yacouba Zabré GOUBA, a reçu ce vendredi 13 février 2026 une délégation algérienne de haut niveau conduite par le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures et des mines, Mohamed ARKAB. Au cœur des échanges : la revitalisation d’une coopération appelée à devenir un levier stratégique pour les deux nations.

Les discussions, qui se sont tenues à Ouagadougou, ont permis d’explorer en profondeur les multiples facettes d’un partenariat élargi. Mines, énergie, hydrocarbures : aucun secteur stratégique n’a été laissé de côté. Mais au-delà du périmètre, c’est la substance des engagements qui retient l’attention. Les deux parties ont convenu de travailler main dans la main sur des chantiers aussi essentiels que la gestion transparente, efficiente et sécurisée des titres miniers, la transformation locale des produits du sous-sol, leur commercialisation sur les marchés internationaux, ou encore le partage d’informations géologiques et minières.

Cette rencontre n’avait rien d’une simple formalité diplomatique. Elle a débouché sur des avancées concrètes dont les deux ministres se sont félicités. « Des résultats globalement satisfaisants ont permis d’entrevoir les perspectives de collaboration entre le Burkina Faso et la République sœur d’Algérie », s’est réjoui Yacouba Zabré GOUBA, saluant la qualité des échanges entre les experts des deux pays.

Même satisfaction du côté algérien. « Nous nous réjouissons des résultats de cette rencontre entre les experts du Burkina Faso et de l’Algérie sur les hydrocarbures, les mines et les énergies. Aujourd’hui, nous sommes arrivés à mettre en place les jalons d’une grande coopération dans ces domaines », a déclaré Mohamed ARKAB, dont la présence à Ouagadougou traduit l’importance qu’Alger accorde à ce rapprochement.

Pour le Burkina Faso, pays sahélien en quête de souveraineté énergétique et minière, l’expertise algérienne constitue un atout considérable. L’Algérie, géant africain des hydrocarbures et acteur majeur de l’industrie minière, dispose d’un savoir-faire éprouvé dans l’exploration, l’exploitation et la valorisation des ressources du sous-sol. Un savoir-faire qu’elle entend partager avec son partenaire burkinabè dans un esprit de « franche collaboration ».

Au-delà des déclarations d’intention, ce partenariat rénové ouvre des perspectives concrètes. La gestion transparente des titres miniers répond à une exigence de bonne gouvernance de plus en plus pressante. La transformation locale des minerais, ambition ancienne du Burkina, pourrait enfin trouver un accélérateur grâce à l’appui algérien. Quant au partage d’informations géologiques, il permettra aux deux pays de mieux connaître et valoriser leur potentiel respectif.

Cette rencontre illustre une tendance de fond : les nations africaines entendent désormais coopérer directement, sans passer systématiquement par des intermédiaires extérieurs, pour exploiter ensemble les richesses que la nature a déposées sur leur sol. Une dynamique panafricaine dont le Burkina et l’Algérie viennent de poser une pierre supplémentaire.

Amen K.

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