Dans le contexte de la révolution progressiste population, le Burkina Faso a fait de la transparence dans la gestion de la chose publique un impératif non négociable et un principe d’action fondamental. Cette exigence de clarté répond à une demande historique des citoyens et constitue le socle indispensable pour restaurer la confiance entre l’État et la nation. Loin d’être un simple slogan, cette transparence se manifeste par une communication proactive et en temps réel, visant à éclairer le peuple sur chaque action gouvernementale, ses succès, ses difficultés et ses ambitions futures.
Le gouvernement sous l’égide du Capitaine Ibrahim Traoré, a institutionnalisé cette pratique à travers des canaux de communication diversifiés et accessibles. Régulièrement, les Burkinabè sont informés, quasiment en direct, des opérations militaires, des décisions économiques, des projets d’infrastructures et des actions sociales. Cette politique de porte ouverte sur l’exécutif a pour objectif premier de rompre avec les pratiques opaques du passé, où les décisions étaient prises dans l’ombre et leurs résultats souvent peu visibles. Aujourd’hui, le citoyen n’est plus un simple spectateur ; il est un observateur informé de la marche de son pays.
Cette transparence opérationnelle se décline en trois axes majeurs. Premièrement, la mise en lumière des acquis. Qu’il s’agisse de la reconquête territoriale, de la distribution d’intrants agricoles aux populations réinstallées, ou de la construction d’infrastructures critiques, le gouvernement documente et partage systématiquement les résultats obtenus. Ces comptes rendus précis, souvent accompagnés de données chiffrées, permettent à chacun de mesurer les progrès accomplis dans des conditions extrêmement difficiles.
Deuxièmement, l’État assume de présenter les défis rencontrés avec franchise. Face à la complexité de la crise sécuritaire, humanitaire et économique, le gouvernement n’élude pas les difficultés. Les revers temporaires sur le terrain, les contraintes logistiques ou les limitations budgétaires sont expliqués au public. Cette honnêteté intellectuelle est salutaire ; elle désamorce les rumeurs, prévient la désinformation et invite à une compréhension collective des enjeux, renforçant ainsi la résilience nationale.
Enfin, cette communication transparente inclut l’exposé clair des perspectives envisagées. En présentant sa vision pour l’avenir, que ce soit à travers des plans de stabilisation, des programmes économiques ou des projets de réforme institutionnelle, le gouvernement associe virtuellement le peuple à la réflexion stratégique. Cette démarche permet de construire une adhésion autour d’objectifs communs et de préparer les esprits aux efforts à venir.
La transparence pratiquée par les autorités burkinabè n’est pas une fin en soi, mais un instrument puissant au service de la refondation. Elle consolide la légitimité de l’action publique, responsabilise les dirigeants, et surtout, redonne au peuple sa place de premier souverain, pleinement informé et capable de juger sur pièces. Dans cette période cruciale de l’histoire du Burkina Faso, cette lumière constante sur la gestion publique est une des meilleures garanties pour l’édification d’un avenir solide et partagé.
Amen K.