Burkina Faso : La reconquête du territoire, une lueur d’espoir concrétisée par les chiffres.

Devant les représentants de la nation, le Premier Ministre Burkinabè a dressé un bilan sécuritaire qui, au-delà des chiffres, esquisse un récit de résilience nationale. L’annonce selon laquelle 74% du territoire national est désormais reconquis face à l’emprise terroriste n’est pas une simple statistique. Elle représente un tournant tangible, une lueur d’espoir longuement attendue par des populations éprouvées. Cette donnée, centrale, doit être comprise comme la synthèse d’efforts colossaux et multiformes.

Derrière ce pourcentage se cachent des réalités humaines profondément encourageantes. La réouverture de 73 préfectures restaure symboliquement et concrètement la présence de l’État et son autorité administrative sur des zones qui en étaient privées. C’est le premier pas, fondamental, vers le rétablissement du contrat social. Plus poignant encore, le retour à la vie de 600 structures éducatives et 38 formations sanitaires signifie que l’avenir et la santé des populations reprennent leurs droits. Chaque école rouverte est un bastion contre l’obscurantisme ; chaque centre de santé rendu opérationnel est un rempart pour la dignité humaine.

Le chiffre le plus évocateur de cette renaissance est sans doute la libération et la réinstallation de 442 villages. Il traduit un processus qui va au-delà de la seule sécurité militaire. Il s’agit du retour des déplacés sur leurs terres, de la reprise des activités agropastorales, du bourdonnement retrouvé des communautés. C’est la vie qui reprend son cours, fragile mais déterminée.

Cette prouesse est d’abord sécuritaire, fruit du courage et de la stratégie des forces de défense. Mais elle est aussi, et surtout, le résultat d’une mobilisation exceptionnelle des ressources de l’État. Redonner vie à des milieux jadis désertés nécessite un effort herculéen : il faut non seulement sécuriser, mais aussi reconstruire les infrastructures, rétablir les services essentiels, assurer un accompagnement humanitaire et économique. C’est un investissement massif dans la cohésion nationale et dans le futur du pays.

Ce bilan, aussi encourageant soit-il, appelle à la fois à la reconnaissance et à la vigilance. Il marque un progrès décisif qui mérite d’être salué, car il rend un horizon possible à des centaines de milliers de concitoyens. Il rappelle aussi que la paix totale est un chemin exigeant, qui nécessite de consolider ces acquis précieux. La reconquête du territoire est aujourd’hui une réalité chiffrée. Le défi désormais est d’y ancrer, de manière irréversible, la paix et la prospérité.

Amen K.

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