Manchester United : quand le départ d’Amorim soulage les vestiaires

Manchester United a officiellement mis fin à l’expérience Ruben Amorim ce lundi, après seulement quelques mois à la tête de l’équipe. Cette décision, logique au vu des résultats décevants et de relations tendues avec de nombreux joueurs, a été accueillie avec un soulagement palpable, tant par d’anciens éléments que par certains toujours présents au club.

La rupture semble consommée de longue date. L’entraîneur portugais, photographié détendu à Manchester après son limogeage, n’a en effet pas su créer les liens nécessaires. Plusieurs joueurs clés, parfois évincés, ont manifesté leur satisfaction de manière plus ou moins discrète. L’ancien milieu Alejandro Garnacho, cédé à Chelsea l’été dernier, n’a pas caché sa joie en « likant » une publication annonçant le départ du technicien.

Au cœur des tensions figurait Marcus Rashford. L’enfant du club, prêté successivement à Aston Villa et au FC Barcelone, avait été publiquement pointé du doigt par Amorim pour un supposé manque de professionnalisme. Son avenir pourrait désormais s’éclaircir, un retour à Old Trafford n’étant plus exclu. Les ailiers Jadon Sancho et Antony, deux investissements majeurs écartés sans ménagement, ont également vécu des relations conflictuelles avec un coach qui jugeait leur intensité physique insuffisante pour son système. Le Danois Rasmus Højlund, reparti à Naples, a quant à lui ironisé sur les réseaux après une victoire, évoquant « une grande décision » en référence à son départ.

Cette onde de chaleur ne se limite pas aux exilés. Au sein de l’effectif actuel, plusieurs joueurs frustrés par leur manque de temps de jeu voient une nouvelle opportunité. Le jeune milieu Kobbie Mainoo, qui envisageait un départ en janvier après une seule titularisation, ou encore Joshua Zirkzee et Manuel Ugarte, pourraient bénéficier d’un changement de cap. Le départ d’Amorim suspend, pour un temps, leurs projets de transfert et redonne de l’espoir à des carrières en stand-by.

Le limogeage acte donc l’échec d’une méthode perçue comme rigide et excluante. Alors que le club doit désormais trouver un successeur, une page se tourne sur une période marquée par les discordes et les performances en deçà des attentes. La priorité du prochain entraîneur sera clairement de reconstruire l’unité et de rallumer l’étincelle dans un vestiaire qui semblait, ces derniers mois, profondément divisé.

Amen K.

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