Togo : Quand le gouvernement déploie des moyens colossaux dans les régions en pénurie d’eau.

La région de la Kara, particulièrement les préfectures de Kozah et de Binah, souffre d’une grave pénurie d’eau potable, due à une baisse des volumes disponibles dans le réseau de distribution. Ce phénomène, observé ailleurs au Togo, résulte principalement des effets du changement climatique et d’une pluviométrie faible. Face à cette urgence, le gouvernement togolais a lancé des mesures d’urgence et à moyen terme pour soulager les populations et assurer une desserte en eau durable.

Un comité de crise a été installé, et une équipe opérationnelle du ministère de l’Eau et de l’Assainissement sillonne le terrain pour réaliser et améliorer des forages dans des villes comme Dapaong, Mango, Kara et Datcha. Le ministre de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Kodjo Adedze, a annoncé que 50 forages équipés de postes d’eau autonomes (PEA) et de pompes à motricité humaine (PMH) à bons débits sont en cours de connexion au réseau. Quatorze nouveaux forages sont déjà réalisés et en phase de raccordement, tandis que des camions-citernes renforcent la distribution immédiate.

Intervenant le 31 décembre 2025 devant l’Assemblée nationale, lors d’une question ouverte, Kodjo Adedze, accompagné du ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna Alipui, a détaillé ces avancées. À long terme, un projet d’alimentation en eau potable de Kara et environs, financé à hauteur de 25 milliards FCFA par le Fonds koweïtien et la Banque islamique de développement, est en cours de mise en œuvre.

Dans le Nord, 32 bases militaires bénéficient de travaux de desserte en eau : une dizaine de forages achevés, l’ensemble devant être finalisé fin janvier. D’autres investissements structurants émergent, comme le projet d’urgence pour Mango et Dapaong (4,7 milliards FCFA, avec appui des partenaires), et la poursuite du PND Eau. Ce dernier, financé par l’Agence française de développement et la Banque européenne d’investissement pour 20 milliards FCFA, cible Dapaong, Cinkassé, Tandjouaré, Gando, Mandouri, Bombouaka, Korbongou et environs, avec extension du réseau à Mango et une nouvelle station de traitement

Au Grand Lomé, la stratégie mise sur la réhabilitation d’infrastructures (12 milliards FCFA) et le renforcement de la production via eaux de surface (barrages, rivières) et souterraines (24 forages dans le cadre du PASH-MUT). Lors du dernier Conseil des ministres de 2025, le Premier ministre Victoire Tomégah-Dogbé, au nom du Président Faure Gnassingbé, a instruit d’accélérer ces actions. Ces initiatives traduisent l’engagement ferme de l’État pour un accès équitable à l’eau.

Amen K.

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